06/05/2011

« C'est une chance que l'Europe nous accompagne dans notre "combat". »

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Pourquoi est-il nécessaire pour les associations, et l'APF en particulier, de travailler au niveau européen ? Philippe Miet, conseiller national politiques européennes et internationales à l'APF répond à nos questions.

 

 

 

Pourquoi collaborer à la construction des politiques publiques au niveau européen ?

Philippe Miet : La construction des politiques publiques ne peut se faire sans les citoyens que ce soit à l'échelon local, régional, national, européen ou international puisqu'ils sont les premiers concernés à travers leur vie quotidienne. Il est donc important pour nous, en tant qu'association représentative de personnes qui vivent des situations de handicap et de leur famille, de pouvoir exprimer à tous les niveaux nos souhaits, nos attentes, les décalages avec la réalité, pour participer à l'élaboration de ces politiques.

Par ailleurs, en matière de politique du handicap, certains champs de compétences sont franco-français tandis que d'autres sont partagés avec l'Union européenne (UE). Il est donc indispensable d'être actif à cet échelon.

Et par quels moyens ?

P.M. : Par l'intermédiaire du Forum européen des personnes handicapées, dont le directeur, Javier Guemes, viendra nous présenter la stratégie demain. L'APF est membre fondateur du Conseil français des personnes handicapées pour les questions européennes (CFHE) et en assure actuellement la présidence. Par cette représentation et l'intermédiaire du Forum, nous agissons sur les politiques européennes auprès de la Commission et du Parlement : en participant à des "intergroupes" au sein de ces instances, en menant des actions de lobbying et en développant des liens avec le milieu de la recherche internationale.

Comment la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées, ratifiée par la France en février 2010, accompagne-t-elle les actions de l'APF ?

P.M. : C'est un outil supplémentaire et fondamental de promotion et de défense des droits des personnes sur lequel nous pouvons appuyer nos revendications et nos actions. Et si un citoyen estime que ses droits n'ont pas été respectés et qu'il a épuisé tous les recours dans son pays, il peut s'adresser à un comité mis en place par la Convention. C'est une chance que l'Europe, à travers cette Convention qu'elle vient de ratifier elle aussi, nous accompagne dans notre "combat".

La Convention de l'ONU est un texte de référence pour l'APF au même titre que sa Charte. Tous ses acteurs doivent s'en emparer pour la mettre en œuvre, car, par son application, elle doit favoriser l'amélioration de l'exercice du droit des personnes. Mais cette mise en œuvre ne peut se faire sans la responsabilité propre de l'État et des pouvoirs publics.

Où en est justement la France sur l'application de la Convention ?

P.M. : Plus de la moitié des pays européens l'ont déjà ratifiée. Ceux-ci mènent actuellement un travail méthodique de mise en application. Ils vérifient leur législation et mesurent les écarts entre leurs politiques et la Convention. En France, en revanche, l'État estime que la loi de 2005 garantit déjà les libertés et droits fondamentaux et qu'il n'y a donc pas à réviser notre législation ou nos pratiques... Ce qui n'est pas le point de vue des associations !

L'APF reste donc vigilante et active sur le sujet, tout en jouant un rôle moteur pour entraîner toute la société civile dans ce processus.

Sur les pas des congressistes

À quelques heures de la fin du congrès, nous vous proposons une petite visite guidée des espaces qui ont accueilli l'événement.

 

05/05/2011

Le son du jour

Mieux que des mots...


podcast

L'APF rend hommage à son directeur général

_MG_7665.JPGC'est sur un air de musique cubaine, qu'il affectionne tellement, que Claude Meunier est invité à monter sur scène en ce début de soirée. L'APF lui rend hommage, non sans émotion, à la veille de son départ à la retraite après quarante années de bons et loyaux services au sein de l'association.

Emmanuel Bon, son adjoint, retrace le parcours exemplaire de l'ancien éducateur spécialisé, devenu directeur général de l'association. Des témoignages et anecdotes de ceux qui l'ont côtoyé professionnellement et amicalement viennent ponctuer le tableau de sa vie professionnelle. Les mots de loyauté, de confiance, de rigueur, de dialogue, d'humanité et d'écoute reviennent souvent.

« Si tu étais une chanson, nous pourrions dire que tu es "quelqu'un de bien", résume avec justesse Jean-Marie Barbier. Ces quatre années de présidence à tes côtés ont été un véritable régal. »

Devant l'assemblée et en présence de sa famille, Claude Meunier, visiblement ému, prend la parole pour faire ses adieux à l'association à laquelle il est tant attaché. « Comment résumer 40 ans de ma vie à l'APF ? demande-t-il. C'est impossible... J'ai juste envie de dire merci [...] Merci à vous tous pour avoir pu donner du sens à mon action, à ma vie professionnelle, à ma vie tout simplement. »

Des adieux ? Non. Des "au revoir" plutôt. Nul doute qu'il continuera de suivre et de soutenir l_MG_7644.JPGe combat de l'association. Une association qui le remercie pour sa fidélité et son travail.

Les applaudissements sont soutenus et l'émotion est palpable dans le grand hall du Parc des expositions... C'est alors qu'une bandas (fanfare du sud-ouest) fait irruption, rappelant la joie de vivre et les origines de Claude Meunier.

Hasta la vista y gracías, Claude !